L’art contemporain désigne par convention les oeuvres créées après 1960. Il jouit d’un intérêt toujours croissant auprès des collectionneurs privés ou publics et est de plus en plus présent dans nos sociétés, dans les espaces publics et dans les médias.
Les questions relatives à la conservation de ces oeuvres ont souvent été négligées par les artistes, les conservateurs et les collectionneurs à l’époque de leur création. Depuis quelques décennies cependant, force est de constater que des problématiques insoupçonnées sont aujourd’hui attestées au sein des collections, problématiques qui révèlent des défis techniques et annoncent pour le conservateur et le restaurateur, des remises en questions méthodologiques et déontologiques.
La diversité des formes et des concepts impose une remise en question de la manière même d’aborder ces oeuvres pour prendre en compte toute leur complexité matérielle et immatérielle.
La multiplicité des problèmes techniques liés à la variété des matériaux, au vu de leur fragilité ou de leur obsolescence, oblige le conservateur à élargir considérablement ses connaissances et à collaborer de façon étroite avec les milieux techniques, scientifiques et industriels.